Dieu ne dort…pas, demandez à Kamdem !

« Tu n’as pas encore lu le livre sexe au Vatican ? Et tu veux alors discuter quoi, tu crois que tu as la foi que qui ? La foi ne doit pas nous aveugler ou nous affoler, parfois pour la renforcer, les histoires comme ça permettent. Pourquoi choqué es-tu d’entendre que ne se cachent plus les prêtres homosexuels au Vatican. Ils ont même leur propre réseau social, où ils créent et alimentent leurs relations, s’échangent pour se masturber et s’exciter, des messages érotiques non loin de la pornographie professionnelle. Quand ils ne sont pas dans les boites de nuits pour homos, plusieurs d’entre eux aiment se sodomiser en pleine église, avec la soutane, dans le noir, et sur la chaire…quel fantasme ! Ne pense pas qu’ils oublient de se sucer, gémissant à voix haute sur l’écho qui, avec légèreté et précocité, les balade au 7e ciel.

Les prêtres bisexuels ou hétéros, ont des goûts encore plus alléchants que les premiers. Ils se plaisent à sodomiser les sœurs du couvent, les chevauchant comme des vaches, jouissant dans la bouche ou le vagin avec le plus doux sperme nourri au champagne et au baileyz. Et quand ces sœurs pieuses et vierges conçoivent dans les pleurs, les vibrations du corps et les grincements de dents, par peur du qu’en dira t’on, le même prêtre, clandestinement, la fait avorter. Et malheureusement, tout se passe mal et la pauvre sœur y passe, le fœtus avec, et c’est le même prêtre qui se plait à faire la messe des obsèques. Plus rien d’étonnant d’apprendre qu’un d’eux, volontaire au vœu de chasteté, a des enfants dehors avec plusieurs femmes mariées ou jeunes filles. Plus rien d’étonnant d’apprendre que les pasteurs font des pratiques occultes ou offrent des enveloppes et pots de vins pour être affectés dans une grande paroisse, où ils se posent en maitres dans l’art de détourner les fonds.

Nos charismatiques pasteurs des églises nouvelles, ont inventé un nouveau mode opératoire pour délivrer les fidèles au féminin. Désormais pour faire sortir le démon, il faut les pénétrer sans préservatif et y jouir abondamment en plusieurs coups. D’autres finissent les veillées obscures de prières dans les hôtels, les boites de nuit, à se saouler la gueule, et à s’envoyer en l’air avec les enfants des gens. Et le matin dimanche, ils font brouter l’herbe des champs aux fidèles, à même le sol les font coucher, les piétinent, leur cognent les uns contre les autres la tête, certains giflent, boxent, raclent même…de gré ou de force il faut que s’opère le miracle … »

Comme Kamdem, chacun a sa petite histoire triste ou malheureuse à raconter sur les effets pervers de l’Eglise et ses hommes à travers l’espace et le temps. La vérité c’est que, depuis sa naissance sur le roc, la Pierre, il n’a jamais existé une minute au courant de laquelle une chapelle n’a reçu un nombre incalculable de péchés à purifier et de pécheurs à convertir. Au moyen âge, ces péchés étaient si nombreux que les prêtres ont eu l’ingénieuse idée de vendre la pénitence. Plus le fidèle avait de l’argent à offrir, plus ses péchés lui étaient pardonnés, si bien qu’on est arrivé à se poser la question comme Hitler que « de quoi vivrait l’Eglise si ce n’est du péché de ses fidèles ». Mais de y voir plus près, nous donnons raison à Napoléon qui disait que les empires passent mais l’Eglise demeure. Car malgré tout, elle est debout toujours et existante, sans cesse grandissante. Il faut finir ou alors commencer par croire qu’elle est vraiment soutenue par quelque chose de divin et d’Eternel.

Le pasteur qui vole, viol, se sucre la femme d’autrui, aime se saouler la gueule, se faire sucer, aime les sorties de nuit…le prêtre qui aime les hommes, aime se faire sodomiser ou aime chevaucher, celui qui est membre de la rose croix ou de la maçonnerie, ne sont que des hommes ni plus ni moins, dont la seule certitude qu’on puisse avoir d’eux est leur incomplétude, leur finitude, leur imperfection…comme tous les autres hommes victimes de l’humaine condition, de la disposition de l’esprit, mais aussi de celle de la faiblesse de la chair. Mais que nous soyons ou pas chrétiens, on se pose le plus souvent en intrépides juges, en jetant la première pierre, disqualifiant même les héritiers du royaume des cieux, comme si, exempts de toutes souillure, nous étions. Aux dernières nouvelles, même le pape s’est dit non compétent pour juger des homosexuels, qui sont naturellement, héréditairement, socialement, des pécheurs au même degré que celui qui ment à sa copine ou qui couche avec elle avant le mariage.

Comme le dit Henri Nouwen, nous sommes tous des enfants prodigues, qui avons quitté la maison du père, sommes allés débaucher en terre étrangère. Peut-être Dieu ne regarde pas et ne s’intéresse presque pas à nos péchés, mais plutôt à ce qu’on se souvienne de lui, qu’on prenne le chemin du retour vers notre véritable enfance. Selon Camus, Adam a quitté l’Eden, l’humanité doit y retourner. Dieu est là, veillant, les bras ouverts, il attend qu’on rentre en nous, à la maison, pour qu’il se réjouisse et nous organise une grande fête. Il veut qu’on sorte du désert pour venir posséder le pays inondé de lait et de miel, qu’on arrête de chercher chez les mauvaises personnes et les mauvais endroits les réponses à nos questions. Dieu ne dort pas, le croyant ne devrait pas dormir non plus, il devrait veiller non seulement pour prier, mais aussi pour agir, pour se former, pour s’instruire, se cultiver…l’homme est comme un champ il ne peut rien produire s’il n’est cultivé, et s’il ne se fertilise pas il ne peut porter du fruit. Or Dieu veut que l’homme soit le sel, le fruit et la lumière de ce monde fade et obscur. Riche-pauvre, noir-blanc, juif-arabe, jeune-vieux, nous sommes appelés à peser de notre poids d’HOMME sur cette terre.

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