De la bière dans le piment et vous obtenez le Tango de l'année

Ainsi, depuis la sortie de « revenge porn » dès les premières heures sombres de cette année, il ne se passe plus un temps sans que les maitresses dans l’art de la pimenterie ne nous dévoilent leurs secrets. Ayant déjà acquis leurs droits de monter et de descendre, de dire et de faire sur la place publique, elles n’ont plus besoin de se cacher. L’arrivée en vitesse d’internet devient un canal privilégié, pour celles qui manquaient d’espace d’expression pour exposer sur le marché virtuel leur marchandise. Même si au regard de certaines publicités, plusieurs d’entre elles brillent par le mauvais packaging de leur produit, il y’en a qui voudront quand même aller y tremper la langue et goûter. Plusieurs diront « yichh » mais seront les premiers à appuyer sur « bis », et chercher à y pénétrer même sans avoir besoin de parfumer les « bêtises ».

Ces friandes du plantain non mûr (mais mature) pilé dans le mortier, ont un sens très aigue et aiguisé de leur marché. La stratégie mise sur pied repose sur la théorie du « choquer pour plaire ». Elles n’ont plus besoin d’aller se concurrencer les unes les autres sur les trottoirs, sous les ampoules rougis par la rage des clients, et dans une nuit noircit par le cœur de leurs Pimps. Les réseaux sociaux leur donnent alors plus d’espace. Et l’exposition publicitaire y est quasi gratuite. Il est possible, en l’espace d’une vidéo aussi courte qu’une queue spécialiste de l’éjaculation précoce, de toucher le maximum de clients. Et même une aubaine pour ceux qui ont parfois honte de descendre de leurs grosses voitures pour siffler dans les couloirs de l’amour de l’Hôtel de ville, de Village, ou les kwatt d’Akwa.

Celle que je baptiserais ici de l’eau de feu et du sein esprit, de « la go tango » a bien compris le jeu. Même si elle passe pour une fille qui ne sais pas encore se laver les fesses, au regard du tableau de boutons qu’elle y abrite comme un « plat de haricot qui a la moisissure » ; elle a quand même passé une fessée monumentale aux « peppers sellam » qui se disent expertes du métier.

Le savon qu’elle ne sait se passer dans ses parties qui ne sont plus intimes, elle l’a passé aux jeunes filles dépendantes du regard des gens sur les réseaux. Elle leur a fait comprendre que « Snap Chat » devrait servir à exposer sa « chatte » aussi fourrée soit ‘elle et son sa « face » comme sur « Facebook ». A ses concurrentes elle a montré qu’on ne peut pas vendre la poule et son gésier dans le sac. Il faut parfois et toujours entretenir sa clientèle, et recruter les nouveaux en renouvelant les échantillons.

« La go Tango » qui assurément ne sait pas se doigter, peut être parce qu’elle est plutôt vaginale et non clitoridienne, préfèrera toujours une pénétration de tout genre à un cunnilingus. A défaut de trouver un sextoy approprié, « la go tango » n’a pas trouvé mieux substitut à une queue bien foutue qu’une bouteille de bière. Le choix n’est pas fortuit, elle semble vraiment en être une habituée qui n’a pas besoin de sa main pour prendre son pied. Si elle se plait à se défoncer avec cette bouteille, je doute fort qu’elle soit aussi profonde que ça. Même comme certaines mauvaises langues ont comparé son trou aux tunnels parisien de la gare du nord.

Pourquoi une bouteille de bière ? peut-être avait ‘elle un message à nous faire passer. Loin de toute mauvaise campagne de sabotage ?  Peut-être nous livrait ‘elle là une savante formule pour obtenir le meilleur tango. Le Tango qui est aussi connu pour être une danse célèbre, reconnue pour sa sensualité, s’exécutant toujours à deux. Est ce qu’elle nous apprend à composer avec, nous fait ‘elle comprendre que la bière marche ou doit toujours marcher avec le piment ?

J’ai bien peur qu’à la « génération nathalienne » elle n’apprenne rien du tout sur le sujet. Mais elle conforte juste les uns et les autres sur les composantes du plaisir donc nous semblons tous être friands. La « bière » et le « piment » et je rivalise de bonheur avec Zeus. Semble être la nouvelle devise de l’épicurisme à la camerounaise. Cette formule bière + piment semble être lapidaire et expérimentale comme  E = MC2. A la rigueur mathématicienne.

On a qu’à écouter les musiques qui se produisent et que nous écoutons à longueur de journée. 90% d’entre elles n’ont de sujet de prédilection que ces deux côtés de la seule médaille qui irait mieux au cou de nombreux d’entre nous. On n’a qu’à voir la manière avec laquelle nous sommes excités sur internet quand une affaire comme celle de « la go tango » est révélée. On n’a qu’à voir combien nous sommes à suivre les « peppers sellam » sur les réseaux sociaux. On n’a qu’à voir combien liront ce texte juste parce qu’il parle de la bière et du piment.

 

« "Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes."
(Beaumarchais)

 

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