La revanche du piment : 1 an après, Marlène Envoutou fait la fête à Nathalie. K

Publié le par Félix Mbetbo

La revanche du piment : 1 an après, Marlène Envoutou fait la fête à Nathalie. K

On croyait que le scénario de la longue nuit de distraction était terminé, que Nathalie s’était rangée, que sa fille lui avait donné une nouvelle vie et qu’elle avait trempé enfin son corps dans du neuf, pour se refaire, comme disait André Gide, « une nouvelle puberté », en lavant son nom des souillures et des salissures du passé. On a vu la Nathalie appeler au secours, crier à la victime, à la fille qui avait besoin du soutien de la terre, des eaux et des cieux pour ne pas frôler le seuil du suicide. Plusieurs jeunes filles se sont alors reconnues dans ses cris et des gémissements. Elle a réussi à créer toute une communauté de pleureuses et de lamentations, remplie d’âmes faibles qui ne jurent que par le code NK. Au regard du nombre de personnes qui la suivent de jours et de nuits, on a l’impression qu’une « génération koah » est en train de naitre.

 

De plus en plus on l’a vu se présenter comme un « personnage public », comme un « modèle » de réussite pour la jeunesse, une entrepreneure, et une riche femme d’affaires. Délivrée des forteresses du mal et des insultes journalières sur toutes les formes du possible.  Qui sait venir un aide aux orphelins, et qui soutien le combat féministe contre la bestialisation des femmes par l’homme. Elle fait passer les jeunes filles du Cameroun pour des personnes vulnérables et à la merci des hommes riches et influents. Du coup, ce n’est pas de leurs fautes si elles se laissent prendre au piège de l’argent et du pouvoir. Ce n’est pas de leurs fautes si elles sont nées pauvres et qu’elles ont besoin de s’en sortir dans la vie au moyen de la sueur de leurs fesses. Et de l’odeur de leur piment.

 

La conclusion de l’histoire qu’on veut nous faire avaler c’est que, si les jeunes filles se livrent sans frein à la débauche et la sauvagerie, c’est à cause des hommes aux pouvoirs qui ne leur laisse pas le choix. En fait, elles n’ont pas le choix, elles ne peuvent donc faire autrement. Ce sont ces hommes qui ne respectent pas la dignité de la femme en la soumettant à toutes formes d’immoralité sexuelle frisant les orgies animalières. Ainsi, la femme est un être fragile et sans avis, qui ne sait pas dire NON, et qui se laisse facilement prendre. Surtout quand elle est soit disant pauvre sans formation et sans culture générale solide.

 

Mais que dans toute l’histoire, on ne doit pas la qualifier de prostituée, ni de « pimenteuse », encore moins de vendeuse de la chose pimentée. Non, ce serait l’insulter, manquer de respect à sa personne et ses droits de femme. On plaint les hommes qui partent payer le piment, mais on veut louer celles qui le vend. Merlene Envoutou qui ne manque pas d’assumer son passé pimenté, nous montre ici qu’il y’a une volonté affirmée de la fille qui offre ou vend son piment. Elle affirme alors à propos de Nathalie que : « Les lions se masturbaient avec tes vidéos en stage, c’est ainsi que chacun venait te draguer, tu ouvrais seulement te croyant hyper jolie ».

Aujourd’hui, Nathalie veut se faire passer pour la fille qui a fait un trait sur son passé, et qui a décidé d’entreprendre dans les affaires. Or, Marlene Envoutou, sortie de nulle part sur la toile mais bien infiltrée dans le système, vient lui rabattre le caquet. Avec une note ironique, pleine de style et de violence douce dans ses propos, elle essaie tant bien que mal de montrer aux yeux du public le visage caché de la « déesse Nathalie ». A qui elle reproche un défaut de savoir et de culture. Elle lui écrit donc, dans l’une de ses attaques épistolaires par publications interposées que : « L'école est bien. Fais des partouzes, épargnes de l ' argent, mais surtout envois ta fille à l'école ... ».

Pour elle, Nathalie semble ne pas avoir tiré profit de ce passé dans lequel elle a voulu délibérément de se plonger, mais qu’elle laisse croire que c’est un piège dans lequel elle est naïvement tombée. « 7 ans d’idylle avec le 9 te voilà dans un studio a bastos avec ta fille ». Continue madame Marlène. Pour elle, Nathalie est une « manipulatrice », « une ingrate », une « menteuse chronique », qui doit être « mise à nue », déshabillée, et souillée sur la place du marché. Car comment peut-elle se vanter d’une telle performance remplie d’erreurs à corriger qu’on veut faire passer pour des actions de gamines sous pression. Comme dit Marlène, on jubile devant le fait que dans un pays pauvre et endetté, Nathalie nous prouve avec joie qu’on  "peut donner 20 millions à une jeune fille pour aller se reposer aux états unis, alors qu' aucun jeune porteur d ' un projet économique n ' à jamais reçu cet appui d'un membre du gouvernement".

C’est ainsi dans la république du piment, on veut faire croire à la jeunesse que le travail, l’effort, l’entreprise, le savoir, la culture, ne servent plus à rien. Que la jeune fille n’a de chance de s’en sortir qu’en livrant son corps à la pimenterie. Que ce soit pour le travail, l’argent ou autres types de bénéfices matériels. Les personnes qui inspirent la jeunesse et attirent son attention aujourd'hui sont des personnes qui ne devraient pas vraiment être mises en avant si on veut véritablement sortir de l’auberge. Dans un pays où les jeunes ne savent pas qui sont ceux et celles qui ont donné de leur vie pour construire ce pays, et qui sont ceux et celles qu’on devrait suivre pour continuer à le bâtir. Personne ne se pose la question de savoir quel rôle il doit jouer dans ce pays et sur cette terre. Mais passons le temps à essayer de calquer sa vie sur des faux modèles, qui ne nous poussent qu’à la destruction de soi et de l’ensemble tout entier.

Nathalie semble avoir son plus beau cadeau d’anniversaire pour les un an de la sortie avortée de « revenge porn ». Elle ne s’attendait pas à une attaque aussi violente d’une certaine Envoutou. Elle a commencé par répondre, comptant sur la force du nombre de ses fans, mais Marlène semble s’être bien préparée, elle ne compte pas lâcher l’affaire, elle veut clore définitivement avec l’épisode Koah. Mais est ce vraiment possible ? Dans la mesure où on sait que les jeunes filles ne cesseront de revendiquer une koah dans leurs vies ? C’est pour ça qu’elle a annoncé à plusieurs reprises son retrait des réseaux sociaux, mais n’arrive pas à s’en défaire pour 24 heures. Il y’a vraiment quelque chose en commun entre elle et cette jeunesse. Koah donc ?  

Publié dans Chroniques

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