1- sur son identité :

plusieurs ne connaissent du Cardinal que le Christian et le Tumi, or il a un nom aussi original que sa personnalité. De son vrai nom Christian WiyghansaÏ Shaaghan Tumi, originaire du Nord-Ouest, il est né un soir du 15 octobre 1930 à Kikaikelaki au Cameroun, âgé de 85 ans ; il vient de perdre sa mère qui en avait 118, qui a 100 ans et plus, ne portait toujours pas de lunettes et continuait à tricoter.

2- sur sa personnalité :

en 2009, selon un rapport du quotidien Jeune Afrique, le Cardinal Tumi est classé parmi les 50 personnalités qui influencent le Cameroun, aux côtés des sommités comme Richard Bona, Marafa Yaya, et Pius Njawé. En Septembre 2008, il reçoit le prix Cardinal Von Galen, décerné par l’ONG Human Life International pour 50 ans de pastorale en faveur de la famille, des laisser pour compte, et de la démocratie, et le le 15 novembre 2011, le Prix de l'Intégrité 2011 lui est décerné par Transparency International pour les memes raisons.

3- sur un « coup d’Etat manqué » et les menaces de mort :

le Cardinal Tumi a failli être impliqué dans un complot terrible. Un policier avait été engagé pour déposer des stocks d’armes à son domicile aussi bien que chez des personnes jugées opposantes au système. Mais le policier chargé du coup, avait dévoyé la mission en allant vendre la mèche à Pius Njawé qui a tout de suite informé le Cardinal. Ledit policier se sentant menacé par le Général auteur de la mission, a été accueilli chez Tumi qui a entreprit de le faire exiler avec sa femme enceinte. Si le coup avait réussi, le Cardinal serait accusé de haute trahison et ipso facto condamné à mort. Quelques jours après, attablé avec d’autres prêtres, il reçoit un coup de fil anonyme disant : « Monsieur le Cardinal Tumi, votre heure de quitter ce monde a sonné », il a gardé son calme et 3 heures après, il reçoit à nouveau un coup de fil masqué, de la même voix disant : « nous nous sommes trompés de numéro ». Tumi ne va pas cesser de recevoir des menaces pareilles lui promettant la mort. En 1996, il avait même été suspecté de faire campagne pour le SDF ce qu’il avait démenti avec force.

4- sur  la 1ere Radio certifiée par le Président de la République :

chez les fidèles de l’église catholique de l’archidiocèse de Douala, la Radio Véritas est presque leur poste national ! Or plusieurs n’en savent pas assez. En fait, quand Tumi et son collège ont l’idée de mettre sur pied ce canal d’information, ils entreprennent de se soumettre aux normes. Tous les papiers sont conçus et envoyés à un prêtre à Yaoundé pour légalisation auprès de l’autorité compétente. N’ayant reçu aucun retour, Tumi prend l’initiative de faire un premier test le 1er Janvier 2001; il est alors sommé d’interrompre la diffusion, car il n’avait pas encore reçu d’autorisation. C’est alors qu’il se rend compte que les documents n’avaient pas été déposés par le prêtre en question. Par la suite, le Cardinal écrit une lettre au ministre Fame Ndongo, qui reste lettre morte. Le 14 novembre 2003, Tumi écrit une lettre plaintive au Président Biya, qui répond immédiatement avec l’ordre d’autoriser l’existence effective de la radio Véritas, la réponse lui a été parvenue par le Secrétaire de la Présidence en personne le 11 décembre de la même année quand il était 17h 04 minute.

5- sur le 1er et le seul Cardinal camerounais :

après deux mandats comme président de la conférence Episcopale nationale, il est crée par le Pape Jean Paul 2, 1er Cardinal du Cameroun, étant encore en exercice à Garoua suite à une affectation jugée disciplinaire. Il sera, de son retour à Rome, reçu par le « Pélican » l’avion privé d’Ahidjo... il sera donc reçu en audience, et va recevoir une Mercedes de dernière génération comme voiture de service. A ce jour, Christian Tumi reste le 1er et le seul à avoir été crée Cardinal au Cameroun.

6- sur l’enrichissement licite de l’archidiocèse de Douala :

Avant son arrivée à la tête de l’archidiocèse de Douala, l’église catholique était en faillite un peu comme partout ailleurs, faute de mauvaise gestion des fonds dans tous les sens du terme. Il aura l’ingénieuse idée de payer à des millions un audit de toutes les paroisses de ladite région. Au terme de cette étude minutieuse, il sera question de créer une banque qui aura pour rôle de centraliser les avoir financiers de chaque chapelle de l’Archidiocèse de Douala. Cet argent servirait non seulement à un meilleur contrôle et fiable des flux financiers, mais aussi pour une meilleure négociation dans les grandes banques afin de bénéficier des taux intéressants, garantissant une bonne santé financière à l’église.

7- Un auteur chevronné :

Malgré le fait qu’il fuyait l’école au primaire de peur de se faire fouetter par ses enseignants, le Cardinal Tumi a suivi un parcours brillant et sans fautes. Il est un érudit, qui maitrise des domaines aussi variés que complexes ! Allant de la théologie à la philosophie, passant par la gestion et les sciences politiques. Il a été enseignant en certaines de ces disciplines. Il a voulu alors consacrer sa retraite à l’écriture. Il est l’auteur de nombreux ouvrages à succès comme : ma foi, un Cameroun a remettre à neuf ou encore Les deux régimes politiques d’Ahmadou Ahidjo, de Paul Biya et Christian Tumi, prêtre (Eclairage)…Il a de nombreux articles et lettres pastorales parus dans l’Effort Camerounais, journal catholique dont il était directeur de publication après l’avoir relancé dans les années 90 après une longue période de trêve. Il a d’ailleurs préfacé l’ouvrage Lettres d’ailleurs d’Atangana Mebara. Plusieurs auteurs lui ont consacré des ouvrages biographiques à l’instar de : L'ÉTERNITÉ PROMISE...Conversations avec Son Eminence le Cardinal Christian Tumi par Gabriel Housseini; Le cardinal TUMI ou le courage de la foi, de Guy Ernest Sanga

7 choses mystérieuses que vous ignorez sur Christain Tumi
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